C) Evolution sur plan incliné

La progression sur des plans inclinés s'inscrit également au nombre des exercices dont l'objectif est de conférer des savoir-être (schèmes), préalables à l'apprentissage des savoir-faire ( praxies ) de l'escalade.

Deux grandes parties divisent la progression sur plan incliné : la monté et la descente, ici encore l'enfant escaladeur ne doit pas être prisonnier de sa montée, la descente doit pouvoir être possible soit par le même passage soit par un passage différent de celui de la monté.

1. Le plan incliné peut être constitué par une surface pleine : le tablier d'un banc accroché à l'espalier ( montée ) ou deux bancs accrochés obliquement à une bomme ( montée et descente ).

La variété du travail pourra se fonder :

- sur le degré de l'inclinaison : recherche de l'angle qu'il n'est plus possible de dépasser

- sur l'équipement du pied : avec ou sans chaussures

- utilisation des pieds mais aussi participation des mains qui peuvent, dans le cas du banc, être accrochées aux arêtes, idem en accrochant une rampe de corde à côté du plan incliné.

- sur la stabilité : banc accroché à une échelle de corde.

- sur la perception visuel : jeux de l'enfant aveugle.

2. Sur des structures à claire-voie :

On peut grimper sur les échelons d'une échelle oblique, avec l'aide des mains, ou en appui sur les pieds exclusivement.

3. Le plan incliné peut présenter des aspérités offrant aux pieds des surfaces d'appui à angulation diverses : des sangles enserrées autour du tablier d'un banc, ou même, si le cœur vous en dit, un vieux banc qui traîne dans un coin de votre gymnase peut être bricolé : lattes collées ou clouées sur le tablier.

4. Les montés et descentes en site naturel : grimper et dévaler des talus ou d'autres plans tels que les vallons dans les sous bois.

Ici encore, l'enseignent joue un rôle très important au niveau de l'apprentissage technique ainsi qu'au niveau de la sécurité.

D) Suspension par les mains

Ces savoir-être ont pour but de donner aux membres supérieurs la tonicité qu'il faut pour résister au poids du corps.

On sait que les loi de la physiologie s'opposent au travail systématique de la force chez l'enfant; les exercices de "musculation", avec charges, viendront après l'adolescence.

Mais cela ne signifie pas que l'enfant ne doit pas être capable de supporter le poids de son propre corps, en suspension comme en appui sur les membres supérieurs.

Cette obligation s'impose pour répondre aux objectifs fonciers du cours d'éducation physique; elle peut aussi, en cas de besoin, constituer un précieux facteur de sécurité.

a) Toutes les suspensions fixes par les mains à la barre fixe :

- se suspendre à un espalier, face aux échelons; dos aux échelons; rester quelques secondes et reprendre l'appui des pieds, avec aisance

- se suspendre de même à une barre fixe, ou à une bomme; sauter sur le sol, avec aisance

- balancer en suspension par les mains à une barre fixe

- soulever alternativement l'une et l'autre mains pendant le balancement

- profiter du soulèvement de la mains pour déplacer celle-ci

- si la barre de suspension est oblique, on travaillera la montée et la descente

Dans tous ces petits exercices, il faut veiller à la tonicité du corps tout entier, et spécialement de la ceinture scapulaire. Les abdominaux doivent contrôler le bassin et indirectement, les membres inférieurs.

Tout ce travail de tonicité peut également être effectué dans une position d'appui, sur une barre fixe ou sur une surface horizontale.

b) une autre forme de travail, très profitable et apprécié des enfants, est représentée par le balancement à un engin mobile ( anneaux, cordes) :

- se balancer en suspension aux anneaux, entre deux cordes ou à une corde. Apprendre à lâcher l'engin sur l'oscillation arrière d'abord, sur l'oscillation avant ensuite.

- toute les variantes en rapport avec les balancements : 1/2 tour, accrocher des pieds ...

- partir d'un plan élevé (plint) et arriver sur un autre plan élevé ( autre plint en largeur ).

Il faut opérer un atterrissage équilibré et lâcher l'engin de suspension.

c) Enfin toutes les formes d'exercices avec suspension par un ou deux genoux peuvent également être portés au bagage des schèmes, des savoir-être favorables à l'apprentissage des praxies spécifiques de l'escalade.

- à une barre fixe, se suspendre par les deux mains et un genou

- balancer, dans cette position de suspension

- changer de genou

- s'établir de la suspension à l'appui en s'aidant du genou accroché

- cochonnet ( tant que le risque subsiste, le pédagogue est là pour aider ).

 

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