Considérations méthodologiques générales

L'intégration heureuse de l'activité escalade dans le programme scolaire pose certains impératifs d'ordre méthodologique.

Pour pouvoir enseigner l'escalade, une connaissance préalable de l'activité est nécessaire afin d'apporter à l'élève un maximum d'informations susceptible de perfectionner ses conduites.

La sécurité est le maître mot et de ce fait, elle doit être assurée avec la plus grande importance.

Afin de garder un enfant motivé face aux difficultés rencontrées, il est préconiser de recourir à la pédagogie du projet.

Ex: un déplacement vers un site naturelle, peut être la conclusion et la concrétisation du dit projet; l'enfant à un but à atteindre.

Que ce soit en salle ou en site, l'escalade permet l'individualisation, chacun peut choisir son objectif à atteindre ainsi que le cheminement qui permettra d'y accéder.

D'où, il importe : de disposer de matériel "individuel" en quantité suffisante, d'organiser l'activité avec soin afin que l'ensemble des enfants aient une participation active.

Schèmes et praxies d'escalade

L'escalade correspond à un déplacement fondé sur

1. un appui sur les pieds

2. un "ancrage" par les mains

3. un placement du corps répondant aux lis de l'équilibre

l'ensemble formant un tout; par conséquent l'enfant devra recevoir les enseignements qui lui permettront de réaliser la "triangulation" : mains, pieds, équilibre. Dès lors, les propositions de déplacement se feront diverses :

- déplacement sur un plan horizontal élevé

- en passant d'un plan à un autre

- sur un plan incliné avec appui des pieds seulement, ou appui des pieds et action des mains

- en suspension par les mains seules, ou avec fixation simultanée par les jambes

- variantes : plan oblique ou vertical

A) Déplacements sur plan horizontal élevé

Ici les objectifs sont au nombre de trois :

Perception des membres inférieur, notamment des pieds, responsable de l'appui

Apprentissage du placement du centre de gravité par rapport aux appuis

Maîtrise de la relation entre la peur et la chute

1) Marcher sur un banc, côté tablier :

exercice réalisé à partir de la troisième maternelle qui peut être rendu plus complexe:

- en diminuant la surface d'évolution: banc retourné

- en variant la nature du déplacement : av., arr., lat., 4 pattes, pointe des pieds

- en s'attachant à la vitesse d'exécution

- en augmentant progressivement la hauteur du plan d'évolution

- en diminuant la stabilité du plan : banc suspendu sur des échelles de cordes

2) Même travail mais sur d'autre structures d'évolution :

- sur un tronc d'arbre couché au sol

- sur une bordure, dans la cour de l'école ( pas en rue, cela va de soit )

- sur des échelons d'une échelle posée à plat sur le sol

- idem avec une corde

- sur des segments de plint

- sur des blocs de mousses ou de bois ( avec variation dans les distances de placement )

Sécurité = maître mot d'où, utilisation de tapis (passive) , consignes précises pas de place ici pour la pédagogie des essais et des erreurs, le pédagogue doit être prêt à répondre à toute demande d'aide, il ne pourra envisager de laisser une entraide entre enfants que lorsque les erreurs ne seront plus à craindre.

3) Evaluation :

L'enfant doit pouvoir réaliser une traversée dans des conditions raisonnables d'aisance et d'habileté, il doit également être capable de monter sur la surface d'évolution et d'en redescendre par ses propres moyens. Il faut donc prévoir des installation de montée et de descente afin que l'enfant puisse descendre ou monter sans le moindre risque.

 

 

 

B) Passage d'un plan à un autre plan

Partie de l'acquisition des savoir-être, des schèmes, dont la maîtrise sera indispensable à l'apprentissage ultérieur des praxies de l'escalade.

Quatre paramètres peuvent être utilisés pour la création d'exercices; ces paramètre seront modifiés au fil de la progression de chaque enfant, pris individuellement.

1. la différence de niveau entre deux plans, celui du départ et celui de l'arrivée

2. la distance horizontale entre les deux plans, déterminant l'ampleur de l'enjambée

3. la surface d'appui offerte par l'un et l'autre des deux plans

4. l'inclinaison de chacun des deux plans par rapport à l'horizontale.

Remarque : Le passage d'un plan à un autre se fait dans les deux direction, également importantes : la montée et la descente.

Le passage d'un plan à un autre peut se faire en appui sur les pieds, exclusivement, ou bien avec l'aide d'une ou des deux mains.

1. maternelle : l'enfant se hisse sur une estrade, sur une chaise, sur un élément praticable, il effectue donc ses premiers essais dans le domaine concerné.

L'équipe des crèche, généralement assez riche doit pouvoir inciter les tout-petits à se servir de son potentielle tout en amenant des variation dans les structures matérielle afin que l'enfant soit amené à se dépasser sans cesse.

2. L'étape obligée est celle de la montée et de la descente des escaliers. Pour rappel, la hauteur des marches correspond toujours à la morphologie de l'adulte; pour l'enfant de maternelle, cette hauteur correspond à une véritable escalade. Ne peut-on pas dès lors considérer l'escalier comme matériel pouvant aider le perfectionnement neuro-moteur : monter à quatre pattes, en arrière, latéralement; descendre avec les différentes variantes possibles; tout cela permettant d'apprendre les techniques les plus favorables à l'efficience du mouvement le plus favorable et à la sécurité.

3. Arrive ensuite l'âge où l'enfant reçoit de l'équipe pédagogique un travail structuré, avec pour objectif le développement des qualités perceptivo-motrice et physique, de manière systématique.

Les salles d'éducation physique offrent généralement une infrastructure mobilière qu'un pédagogue imaginatif pourra exploiter avec beaucoup de variété et de richesse.

a) se hisser du sol sur un engin : table, bock, plint etc. La hauteur de l'engin est adaptée aux possibilités des enfants; mais il faut toujours susciter le minimum d'effort supplémentaire nécessaire au dépassement de soi.

Au début, les enfants se hissent librement; ensuite, on peut définir les moyens techniques générateurs de progrès:

- l'aide que peuvent apporter les pieds au contact de la paroi du plint par exemple

- le placement du centre de gravité par rapport à l'appui des mains

- une impulsion des pieds au sol, avec un élan préalable éventuel; on est informé de l'endroit de cette impulsion des pieds au sol, sans élan, avec élan ...

- l'utilisation de la poussée des bras

b) passer d'un engin à un autre; en utilisant toutes les ressources de la salle de gymnastique, et en faisant varier la distance, en hauteur et en longueur, ainsi que le degré d'inclinaison de la surface d'évolution des engins.

On peut imaginer des passages où les mains interviennent, soit pour assurer l'équilibre, soit pour participer activement au passage d'un engin à un autre.

Ici, comme dans tout les autre cas le pédagogue doit instruire les enfants des techniques qui permettent le passage avec le maximum d'aisance et de sécurité.

c) Le travail en circuit :

Lorsque l'enfant maîtrise un éventail suffisant de passage, le peut proposer un circuit qui proposerait de traverser la salle sans poser le pied à terre et donc en utilisant tous les engins du parcours en utilisant toutes les techniques apprises.

d) quand les conditions et le milieu se prêtent, tout ces enseignements , doivent être exploité en site naturel : grosses pierres, troncs d'arbre, dénivellations de terrains le tout dans le cadre des classes vertes par exemple.

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